Date: 23.11.2017  Heure: 16:55 GMT


Ajouté le : 26.08.2017 13:55

Editorial de Biladi

RmiBiladi - Trois de nos confrères, Moussa Samba Sy du Quotidien de Nouakchott ; Jedna Ould Deïda du site Mauriweb ; Babacar Baye Ndiaye webmaster du site Cridem ont été entendus ce vendredi (25 août) par la brigade de répression des crimes économiques chez laquelle avait atterri, d’on ne sait d’où, depuis quelques jours, le sénateur Mohamed Ould Ghadda. 

Le directeur du journal Le Calame, en voyage à l’étranger, est lui, également, recherché par cette même brigade qui parait être devenue le bras agissant ou l’outil par lequel le pouvoir du président Aziz tente de régler le compte de certains de ses adversaires.

Entendus individuellement, les trois journalistes ont été interrogés sur leurs relations avec l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou et le vice président du groupe BSA, Mohamed Ould Dabagh et si ses deux personnes avaient payé des articles dans leurs publications… Stupide !

En cette période de pré -fête de Tabaski, les interrogations de la police économique adressées à nos confrères interpellés rappellent l’histoire de ce beau fils de chez nous qui s’abstient de couvrir les frais de la fête de sa belle famille et qui n’autorise personne d’accomplir ce devoir social dû à ses beaux parents.

En effet, l’Etat, qui a coupé tous les abonnements et publicités publics souscrits auprès de la presse privée, parait s’énerver si d’autres partenaires volent au secours de ce contre pouvoir plus que jamais utile pour une Mauritanie complètement à la dérive. Et assimile leur générosité à l’égard de notre profession à la corruption ou à la participation à un complot "transfrontalier" ourdi. Un chef d’inculpation bizarre et ambigüe né avec le déclenchement de l’affaire du sénateur Ghadda et par lequel le pouvoir essaie d’engager des poursuites contre certains de ses opposants qui ont, apparemment, réussi plus que l’opposition traditionnelle à frapper là où ça lui fait mal : les affaires et les acquisitions foncières à l’étranger.

Le régime est sorti faible et affaibli de cette mauvaise et inutile séquence du référendum et cherche sans connaitre comment pouvait-il récupérer ce qu’il a perdu de son autorité et de son éventuelle assise populaire. C’est dans ce contexte qu’est intervenue l’arrestation du sénateur Ghadda en dépit de son immunité parlementaire et c’est dans ce cadre qu’on a aujourd’hui interpellé les journalistes afin d’étoffer les éléments constitutifs d’une affaire qui n’existe que dans les têtes de ce qui l’ont (mal) imaginée.

Il est utile de rappeler en cette circonstance qu’au lieu de déranger nos confrères pour ce qu’ils ont écrit contre les visées et objectifs du régime et qui en grande partie rend compte d’une situation réelle de déliquescence de l’Etat, il aurait été plus judicieux d’interpeller les responsables de la presse publique, financée par l’argent du contribuable et qui, à longueur de journées et de journaux, ne fait qu’applaudir le régime et servir au citoyen des informations erronées et bas de gamme. Cela peut être considéré comme haute trahison…

Tous droits reservés R.M.I © 2009




chinguitel

Composition du nouvel hymne national de la Mauritanie

Le jeune Etat mauritanien, face à la guerre du Sahara –Archives

Alakhbar fait "une officine des Services de renseignement", selon Biram Dah Abeid

Retrouvez-nous sur Facebook


@FrAlakhbar

Agence d'information indépendante Alakhbar © 2017

Partenaires