Date: 20.01.2020  Heure: 11:17 GMT


Ajouté le : 06.12.2019 02:41

Mauritanie : Une Béninoise remporte le 7e Concours de plaidoiries pour les droits de l’Homme

ALAKHBAR (Nouakchott) - La Béninoise Me Josette ATADE-TOPANOU du Barreau du Bénin a remporté le 7e Concours International de Plaidoiries pour les Droits de l’Homme de Mauritanie, organisé le mercredi 4 décembre au Palais de justice de Nouakchott.

 

La plaidoirie de l’avocate porte sur les violences faites aux femmes. Sa cliente Léonida a été brulée par son mari, persuadé qu’elle le trompetait.

 

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Me Josette imagine les dernières pensées de Léonida face à son mari : « N’as tu pas promis de m’aimer et de me protéger ? Pourquoi m’ôtes-tu la vie sur une simple incompréhension ? »

 

l'image de Léonida rappelle à l’avocate « Irina, 22 ans, égorgée par son compagnon avant d’incendier l’appartement dans lequel elle se trouvait avec son bébé de deux mois, Clotilde, 35 ans, étranglées par son mari dans leur voiture et Johanna, 27 ans, tuée de 14 coups de couteaux par son ex-conjoint devant leurs enfants ».

 

« Ce soir, j’accuse chacun de nous, pour nos silences complices », va conclure Me Josette ATADE-TOPANOU après avoir dénoncé : « Du sang innocent est versé. Mais ce sang ne coule pas seulement sur les mains des agresseurs. Il coule aussi sur nos mains à nous (...) Nous sommes coupables toutes les fois où nous avons vent de pareille barbarie et que nous ne faisons rien pour l’arrêter (…) Coupables de n’avoir pas appelé la Police en entendant des cris dans la maison voisine ».

 

 

Le deuxième prix a été attribué à Me Mustapha Teurki du Barreau d’Alger. Dans sa plaidoirie (Parfois la justice n’habite pas l’Algérie), l’avocat regrette : « Dans notre pays, l’Algérie, la justice prend la fuite quand la politique pointe son nez. La justice s’exile quand il s’agit de dénoncer le régime corrompu et ceux qui gouvernent, laissant la place au plus forts et aux instructions ».

 

Le troisième prix a été accordé à Me Vincent Brachet du Barreau de Caen pour sa défense de Me Nam ou la « Mère champignon », une activiste des droits de l’homme "qui dérange" au Vietnam. « Alors le Vietnam la fait taire (…), dénonce l’avocat. Pendant 8 mois, elle est détenue pour ‘Propagande contre l’Etat’ sans procès, sans pièces l’inculpant, sans que sa famille ne soit officiellement informée, sans rien ».




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