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Date: 26.06.2022  Heure: 23:43 GMT


Ajouté le : 24.12.2011 11:18

Papis Bass : «The Big protecteur du cerceau»

ALAKHBAR (Nouakchott)- A 26 ans, il mesure 1.92 mètres. Papis Bass, de son vrai nom ou The Big, comme le surnomment ses coéquipiers, a abandonné l’école, à partir de la première année collège, pour assouvir sa passion : le basketball. «Mon paradis c’est le terrain. Quand j’ai le ballon en main, je suis à l’aise» pousse The Big dans un entretien accordé à Alakhbar.

Papis a commencé à jouer au basket à l’âge de 11 ans. Actuellement, il évolue dans le club Base de Tevragh-Zeina sous les consignes du coach base . «Au début, j’était un simple amateur. Mais vue ma performance, la Douane m’a recruté de 1998 à 2002. J’ai aussi joué au Port de Nouakchott de 2003 à 2004. Ce, avant de rejoindre la Concord de Tevragh-Zeina de 2004 à 2007», retrace le jeune basketteur.

Papis «Le Grand géant protecteur du cerceau», comme se calame-t-il, n’oublie pas cette finale juniore en 2000 opposant la Douane, sa «team» alors, à l’équipe de Rosso. «Tapha Keita était notre coach. Il avait dans l’équipe adverse, son frère, Badou Keita devenu rappeur, qui était un gars super rapide et très droit au panier. Imaginez, en moins de dix minutes de la fin, Rosso s’imposait. Il fallait donc que le coach me sollicite pour que j’immobilise le bonhomme, et nous permettre de décrocher la victoire. Tu sais, je jouais comme mon idole, LeBron James. On a la même gabarie.»


LeBron James, le pivot et meneur de jeu des Miami Heat, a ses posters partout, accrochés dans la chambre de notre basketteur. Ici, au quartier Ilot D, dans le centre-ville de Nouakchott, notre basketteur vit avec ses parents. Ce qui, en partie, témoigne le manque d’indépendance financière du basket mauritanien. «Seul quelques équipes arrivent à assurer le minimum de rémunération des joueurs», affirme Papis, qui précise que «si nous continuons à s’intéresser à ce sport, c’est seulement par amour. Sinon, on n’y gagne pas trop».

Et The Big de s’enfoncer dans les maux du basket-RIM : «En RIM, le Besket souffre d’énormes difficultés. Les promesses de changements ne manquent pas, mais rien ne se fait en réalité pour professionnaliser «the game» le jeu). Il n’y a pas des grandes salles. Des financements, n’en parlons pas ; ils n’existent presque pas».

Malgré tout, Papis garde un mince espoir. «Avec tous ses problèmes, le basket reste un sport populaire en Mauritanie. La preuve, lors des play-offs, le public répond toujours en masse et les rappeurs viennent sonner l’ambiance».


A cette question « quel est votre dernier mot ? le gardien du cerceau souhaite voir le ministère de la jeunesse et des sports s’impliquer davantage dans la promotion du basket mauritanien. Les hommes d’affaires sont aussi invités à apporter leur contribution comme le Général Diaga N’Dieng. Lorsqu’il était président de la Douane, le championnat était plus financé, les équipes voyageaient et on assistait à beaucoup de tournois national et international».





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