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Date: 15.07.2020  Heure: 17:17 GMT


Ajouté le : 01.07.2012 13:19

Le transport à Nouakchott : Un véritable casse-tête pour les habitants des quartiers périphériques

Trouver un moyen de transport et rentrer chez lui, le soir constitue : un véritable calvaire pour celui qui descend en ville, le matin et compte rentrer, le soir chez lui. Ce nouakchottois fait face, chaque crépuscule à de rudes épreuves : la recherche du taxi qui devient introuvable à la tombée de la nuit, au moment où les bandits armés pullulent dans les gares routières de la polyclinique, du carrefour de la BMD, du lycée des jeunes filles , du marché 6e et de l’arrêt des bus et le prix choisi et fixé par le conducteur lui-même.

Comme à l’accoutumée, les habitants des Moughataa environnantes, qui étaient venus faire leurs achats et vaquer à leurs occupations au centre ville, vont encore débourser le double du tarif recommandé pour rentrer chez eux. En effet, une hausse vertigineuse a été notée sur les prix du transport. Déjà que pour l’aller, informent certains interlocuteurs, il fallait payer 200ouguiyas pour les taxis, 700 à 800 ouguiyas pour les taxis courses. Pour rentrer à Riyad, le soir, les clients sont obligés de débourser 300 ouguiyas , alors qu’en temps normal le prix du ticket ne dépassait pas les 100 ouguiyas . C’est cette même hausse qui a été aussi constatée au niveau des voitures de transport en commun des autres Moughataa telles que : Teyarret , Dar Naim, Toujounine, Arafat.

A la gare routière de la polyclinique, où, le reporter d’Alakhbar, s’est rendu, ce jeudi au coucher du soleil, c’est la ruée vers les taxis. Sac au dos, Ablaye a été très surpris de voir les transporteurs procéder à une hausse des prix du transport pour le retour. Devant rentrer à El Minsiya (PK12), un quartier situé dans la Moughataa de Riyad, il est obligé de régler le double de la somme qu’il a payée à l’aller pour renter. «Je dois rejoindre chez moi, mais on me demande de payer le double du tarif normal. Le mardi, j’ai payé 1000 ouguiyas pour me rendre à Tevragh Zeina, où je faisais du travail. Mais à ma grande surprise, les prix ont été augmentés ».

Depuis la dernière montée du prix du carburant à la pompe, les taxis qui vont à Toujounine et les autres coins de Nouakchott demandent 200 et 400 ouguiyas si tu vires même à 5 mètres du goudron, tonne ce boutiquier. « Ce qui est révoltant »a-t-il ajouté. « Même si les conducteurs doivent augmenter les prix, ils doivent le faire de façon raisonnable», déplore cette marchande de poissons, au marché Arafat. Abondant dans le même sillage, Rama Seck, la quarantaine révolue de marteler «les chauffeurs n’ont pas de cœur, on dirait qu’ils ne veulent pas profiter des bienfaits du pays. Les temps sont durs et les gens n’ont pas d’argent, ils doivent être au moins un peu compréhensifs». Dans le même ordre d’idées, venant de Mellah ce vendeur de cure dents s’insurge : «Ces chauffeurs ne profiteront jamais des grâces d’Allah, car ils n’éprouvent pas de pitié pour les gens. Ils sont sans état d’âme. Ils doivent savoir que les gens ont beaucoup de dépenses pour une seule journée ». Poursuivant, il souligne «je suis obligé de payer 6 00 ouguiyas pour rentrer. Même s’ils haussent les prix à 1000 ouguiyas, on rentrera, car Allah nous apportera toujours son aide. Devant rentrer à Tarhil (20 km environ de la polyclinique), Aichetou déplore, elle aussi, l’abus des conducteurs. Comme tous les autres, elle doit casquer le double du prix qu’elle a payé pour pouvoir rejoindre la Capitale du pays, où elle tient une cantine de vente de légumes. «J’ai payé 100 à l’aller, mais actuellement les chauffeurs ont haussé la barre à 200. Ce qui est excessif, c’est ignoble, c’est inhumain, mais on n’y peut rien. Nous sommes contraints de nous soumettre pour rentrer».

Du côté des chauffeurs, ceux qui ont voulu répondre à nos questions évoquent la cherté du carburant à la pompe et les hausses répétitives du gasoil et de l’essence pour justifier cette augmentation. Ahmed, précise que « depuis le début de l’année en cours, l’Etat a augmenté les prix du carburant plusieurs fois sans consulter les conducteurs, ni se soucier des populations qui habitent dans les quartiers périphériques».
Pour ce qui est des bus de la STP , dont le ticket est abordable( 50 ouguiyas), les populations les jugent trop lents même et parfois, les bandits arrachent les sacs des femmes au moment d'embarquer surtout au moment de fortes affluences.

Alors, patience pour les deux mondes et la solution tombera un jour, certainement proche !




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