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Date: 09.02.2023  Heure: 03:19 GMT


Ajouté le : 15.08.2011 13:45

Economie: Une Solution Sénégalaise à la crise financière européenne

La crise financière en Grèce et dans d’autres pays européens qui continue de mobiliser toutes les énergies des leaders de l’union européenne n’a toujours pas trouvé une solution durable malgré les nombreux arrangements formulés. Au moment où l’Italie et le Portugal sont menacés de faillite économique, la solution à la crise de la zone euro pourrait venir de l’Afrique avec une solution inspirée de la dévaluation du franc CFA de 1994.

Dr. Abdourahmane Sarr, économiste sénégalais, déjà connu pour son engagement pour le financement du développement local au Sénégal, vient de proposer en collaboration avec Dr. Biagio Bossone une solution audacieuse à l'inquiétante crise financière rampante qui secoue la Grèce et d’autres pays européens depuis plusieurs mois.

En effet, dans un article intitulé « «Greece Can Devalue AND Stay in the Euro », paru sur le site de allafrica.com[1] et publié dans le célèbre blog de l’économiste Roubini[2], Drs. Sarr et Bossone proposent une dévaluation de la monnaie en comptes bancaires en Grèce qui permettrait de réaliser à la fois l'ajustement budgétaire et externe comme cela a été le cas du FCFA en 1994. Il s’agit selon les auteurs, d'établir un taux de change dévalué (par surprise pour prévenir le rush) ou flottant entre les dépôts en comptes bancaires des résidents locaux et la base monétaire commune en euro des différents pays européens qui font face à des problèmes d'ajustement budgétaire et extérieur. Les dépôts bancaires dévalués à tous les égards constitueraient une nouvelle monnaie complémentaire à l'euro. Une dévaluation surprise de ces comptes vis-à-vis de l'euro, tout en permettant au pays subissant la dévaluation de rester dans la zone euro, aura l'avantage d'augmenter le niveau des prix intérieurs exprimés dans la nouvelle monnaie, d’augmenter les recettes fiscales nominales dans cette monnaie, et de réduire les déficits budgétaires sans contraction des dépenses puisque ces dernières ne seraient pas autorisées à augmenter proportionnellement à la dévaluation pour les nouveaux contrats de dépenses qui ne seront pas en euro. La solution proposée découle d’un nouveau regard sur la compréhension que l’on a de la fonction de la monnaie comme moyen de paiement dans nos systèmes bancaires modernes où il y a une dualité complémentaire entre la banque centrale et les banques commerciales qu’elle accompagne.

Les dépôts bancaires – comme moyen d’échange- sont complémentaires à la base monétaire. Jusqu'à ce qu’il y ait règlement de paiements et de chèques entre banques à la banque centrale, et donc en base monétaire, l'argent en comptes bancaires est juste un moyen d'échange par convention. C’est également par convention (ou en raison d'une décision) qu'il n'y a pas de taux de change entre la monnaie de base et l’argent en dépôt, ou mieux que les dépôts bancaires et la base monétaire s’échangent à parité, la banque centrale se tenant prête à fournir aux banques solvables contre garanties éligibles, la monnaie centrale dont elles pourraient avoir besoin. En réalité, il n'y a pas de raison irrévocable pour laquelle cet état de fait doit rester ainsi. Dans un pays faiblement bancarisé une monnaie complémentaire locale pourrait même être introduite avec les mêmes possibilités de fluctuation de change avec la monnaie nationale afin de réaliser le potentiel économique des communautés de base.

Cette solution technique inspirée de la dévaluation du FCFA, contraste avec celles proposées par les pairs européens de Papandréou et impopulaires aux yeux du peuple et qui n’arrivent pas à stimuler la croissance.

Interpelé sur sa contribution, Dr. Sarr avance que sa proposition n’est pas nouvelle. Il s’agit pour le cas présent de l’adapter au contexte de l’union monétaire à laquelle appartient ce pays. D’éminents économistes ont proposé une dévaluation tendancielle de monnaies en comptes bancaires pour opérationnaliser la mise en œuvre de taux d’intérêts négatifs par les grandes banques centrales dans le contexte actuel de crise mondiale.

Dr. Sarr sponsorise le Centre d’Etudes pour le Financement du développement Local (CEFDEL) et fait un plaidoyer actif pour l'introduction de monnaies régionales, complémentaire au franc CFA pour régler le problème du financement du développement local au Sénégal

Source: Seneweb.com via cefdel.org





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